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De divisées en quatre segments principaux en

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De nos jours, la jeune
génération est composée des «millénials», qui sont des individus ont grandi
avec l’informatique et la technologie. Ces individus tendent à tolérer la
différence, c’est pourquoi ils ont pris des comportements de consommation
distincts avec ceux de la génération précédente. 

 

La crise de subprime en
2008 donne une image négative des institutions bancaires, qui conduit à la
perte de confiance de la population. Donc, les individus essaient de trouver
une nouvelle solution alternative aux modèles traditionnels. C’est dans cet
environnement qu’ont vu le jour  les
«Fintech», les entreprises qui combinent les services financiers avec les
technologies modernes et novatrices. Les Fintech visent généralement à attirer
des clients avec des produits et des services plus conviviaux, efficaces,
transparents et automatisés que ceux disponibles actuellement.

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Les sociétés de Fintech peuvent
être divisées en quatre segments principaux en fonction de leurs modèles
commerciaux distinctifs : les paiements, l’assurance, les dépots et les prêts,
la levée de fonds, la gestion de patrimoine et le provisionnement du marché. Au
sein de cet ensemble, la catégorie qui nous intéresse dans ce rapport est celle
des «Robo-advisors». Ces derniers font référence aux systèmes de gestion de
portefeuille qui fournissent des conseils d’investissement basés sur des
algorithmes et largement automatisés, sans l’intervention humaine.

 

La question à se poser est
de savoir si les Robo-advisors sont un risque ou une opportunité pour la
gestion de patrimoine. Dans la première partie de ce rapport, on va s’appuyer
sur le fonctionnement des Robo-advisors. Ensuite, dans la deuxième partie, on
répondra au problème d’utiliser ou non les Robo-advisor.

La méthodologie
d’invertissement de tous les investisseurs individuels et institutionnels
comprends 3 étapes distincts: l’allocation d’actifs, la mise en oeuvre, le
surveillance et  rééquilibrage. Les
Robo-advisors, qui adhère principalement à une gestion indicielle, ne font pas
exception à cette méthodologie.

 

1.1,  L’allocation d’actifs

 

Les Robo-advisors
effectuent généralement l’allocation d’actifs en reposant sur une même base
théorique: «la théorie moderne du portefeuille». Développée par Harry Markowitz
en 1954, cette théorie permet de déterminer un processus de détermination
permettant d’obtenir un porfeuille efficient. L’efficience est définie comme la
maximisation de la rentabilité d’un portefeuille pour un risque donné, ou la
minimisation du risque pour une rentabilité fixe.

 

C’est la diversification
sur laquelle est basée la théorie de Markowitz. La logique est intuitive, si
deux titres varient de manière opposée au cours du temps, alors la baisse de
valeur du premier pourra être compensée par la hausse de valeur du second,
permettant d’éliminer au moins partiellement la perte subie par le
portefeuille. Le risque d’un portefeuille diversifié est plus faible que la moyenne
pondérée des risques de chaque titre inclu dans le portefeuille, c’est ce qu’on
apelle le gain de diversification. Alors, l’allocation d’actifs doit reposer
sur une étude des corrélations existantes entre les différents titres
disponibles sur le marché: plus la corrélation est faible ou négative entre les
titres sélectionnés, plus le gain de diversification est important.

 

L’application pratique de
la théorie moderne du portefeuille permet de déterminer les allocations
efficients au sens de Markowitz. L’ensemble de ces allocations peut être
représenté graphiquement sous la forme d’une courbe nommée “frontière
efficiente”.

 

En pratique, d’abord, les
Robo-advisors détermine un ensemble idéal des classes d’actifs pour la
construction du portefeuille. Puis, ils estiment les hypothèses du marché  des capitaux pour chaque classe d’actifs. Les
Robo-advisors utilisent ensuite l’optimisation de moyenne-variance pour générer
la frontière efficiente. Dans le processus de l’optimisation, les contraintes
sont imposées aux pondérations des classes d’actifs  afin d’assurer une bonne diversification. La
théorie financière montre que les investisseurs peuvent trouver des
portefeuilles super-efficients en choisissant des portefeuilles sur le marché
des capitaux (combinaison de l’actif sans risque avec un portefeuille sur la
frontière efficiente).

 

Cependant, l”optimisation
de la moyenne-variance délimite un ensemble de portefeuilles efficients mais
offre peu de conseils pour choisir un portefeuille optimal. Les Robo-adviors
doivent adopter différentes approches afin d’identifier et de mesurer le niveau
de risque du portefeuille qui est le plus approprié pour chaque client. Il
suffit de dire que les Robo-advisors utilisent des informations provenant de
courts questionnaires déclarés des clients pour déterminer le niveau de risque
que chacun devrait prendre. Ces questionnaires portent souvent sur  la situation personnelle du client, sa
connaissance du monde et des produits financiers, son attitude face au risque.

 

1.2, La mise en oeuvre

 

Comme mentionné
précédemment, la plupart des Robo-advisors adoptent la gestion indicielle, par
définition, qui est une technique de gestion de fond qui consiste à répliquer
l’évolution d’un indice de bourse de référence (ou benchmark). Cette stratégie
de gestion est basée sur l’idée que si le marché est efficient, il est
impossible de dépasser les performances du marché dans son ensemble. Par
exemple, un fonds indiciel prenant comme benchmark le CAC40, s’efforcera de
rendre à ses souscripteurs la même performance que le CAC40.

 

Par conséquent, une fois
que les Robo-advisors ont choisi un portefeuille optimal, ils choisissent les
trackers  ou les ETF (Exchange-Trade
Funds) pour représenter chaque catégorie d’actif. Les ETF sont comme des fonds
communs de placement, sauf qu’ils négocient en bourse et suivent généralement
un indice plus large tel que le CAC40 ou le S&P 500. Parce que ces fonds
suit simplement l’indice plus large et n’est pas géré activement par un
gestionnaire de fonds, le coût peut être significativement inférieur.

 

Les Robo-advisors utilisent
des ETF qui peuvent être assez robustes et diversifiées. Wealthfront, par
exemple, donne accès aux ETF qui suivent les indices américains, les actions
étrangères, les actions des marchés émergents, les sociétés civiles de
placement immobilier (SCIP), les obligations d’entreprises et les obligations
des marchés émergents.

 

1.3, La surveillance et
rééquilibrage

 

Les Robo-advisors adoptent
généralement un rééquilibrage basé sur le seuil, c’est-à-dire ils surveillent
l’allocation régulièrement. Un rééquilibrage est effectué chaque fois que le
portefeuille diverge au-delà plus large que le seuil. Typiquement, le seuil
peut varie entre 1% à 10%.

 

L’allocation cible des
clients peuvent changer avec le temps. Par exemple, lorsque la tolérance au
risque et les préférences d’investissement des clients sont changés, ils
peuvent indiquer ces changements sur la plateforme en ligne des Robo-advisors,
et les allocations cibles sont ajustées en conséquence.

 

1.4, Les Robo-advisors
existant sur le marché

 

1.4.1, Sur le marché
américain

 

Les Etats-Unis ont lancé des premiers Robo-advisors après la crise
de subprime en 2008. C’est pourquoi, sur le marché des Robo-advisors, ils sont
toujours le leader mondial

Les Robo-advisors attirent
un nombre croissant de nouveaux clients et deviennent des acteurs clés du monde
du conseil en gestion de patrimoine. En 2020, les Robo-advisors  sont expectés de représenter 10% de
l’ensemble des actifs sous gestion au niveau mondial. La plupart de ces actifs
sous gestion sont actuellement concentrés aux Etats-Unis.

Les deux acteurs les plus
innovants sur le marché américain sont actuellement Betterment et Wealthfront,
chacun avec plus de 3 milliards de dollars d’actifs sous gestion. On peut voir
comment ils se dirigent tête à tête sur le tableau de comparaison ci dessous.

En France, les premiers
Robo-advisors sont apparus il y a peu de temps (Advize est lancé en premier
lieu en 2012 et ensuite Fundshop). Les Robo-advisors français rencontrent des
difficultés à attirer des clients à cause d’une visibilité insuffisante. Ils
représentent moins de 100 millions d’euros d’actif sous gestion, généralement
en assurance-vie, produit visant aux épargnants.

 

On présente dans le tableau
ci-dessous la comparaison des cinq meilleurs Robo-advisors en France.

Les principaux avantages de
l’utilisation des Robo-adviors dans la Gestion de Patrimoine sont les suivants
:

 

-> Les faibles frais de
gestion : Puisque les Robo-advisors construitent des portefeuilles en utilisant
les ETF et les applications technologiques, leurs frais sont beaucoup plus
faibles que les services équivalents fournis par les banques ou les conseillers
financiers traditionnels.

 

-> Les solides
portefeuilles : Les Robo-advisors utilise les algorithmes s’appuie sur les
théories d’investissement gagnantes du prix Nobel d’économie pour conduire leur
modèle. D’après betterment.com
: «Lorsque le Commité Nobel a annoncé le mois dernier que Eugene Fama et Robert
Shiller partageraient le prix Nobel d’économie de cette année, ce fut un grand
moment pour leurs recherches dans le domaine d’investissement et de la
validation de Betterment, qui repose sur leurs idées». En général, la meilleure
théorie d’investissement vise à créer un portefeuille qui donne le meilleur
rendement pour le plus petit niveau de risque. Du lauréat du prix Nobel en
1990, Harry Markowitz aux lauréats en 2013 Fama et Shiller, les Robo-advisors
utilisent la recherche d’investissement de ces luminairs pour conduire leurs
produits.

 

-> Conseil
d’investissement impartial : Les conseillers humains sont soumis aux biais
comportementaux qui peuvent mener aux mauvaises décisions ayant un impact
négatif sur la performance du portefeuille. En revanche, les Robo-advisors
peuvent éliminer les préjugés égoïstes influencent les recommandations
d’investissement.

 

-> Accès 24/7 via les
outils numériques : Les Robo-advisors profitent les technologies disponibles
afin de fournir aux clients des plateformes en ligne qui leur permettent
d’accéder complètement à leurs portefeuilles et des outils pour les aider à
mieux investir.

 

-> Faible placement
minimum : Avec un placement peu élevé, les Robo-advisors fournissent une
gestion d’actif de niveau professionnel à une population très large, ce qui
était auparavant seulement accessible aux clients fortunés.

 

-> Inscription facile et
sans papier :  Les Robo-advisors les plus
avancés font tout en ligne, y compris les signatures lors de l’inscription. En
économisant du papier, cela est écologique et facile à effectuer.

 

2.2, Les critiques des
Robo-advisors

 

Comme pour tout, les
Robo-advisors ne sont pas parfaits et ont quelques inconvénients :

 

-> Personnalisation
limitée : Les clients ont de nombreux objectifs, à court terme et à long terme.
Alors que de nombreux Robo-advisors permettent leurs clients de définir et
d’éditer leurs objectifs en utilisant leur logiciel de planification
financière, ils rencontrent également des problèmes liés à l’argent et aux préoccupations
qui nécessitent une conversation avec un conseiller humain. Par exemple, la
plupart des Robo-advisors ne consoleront pas leurs clients après une chute
significative du marché. En revanche, les conseillers humains seront là pour
apaiser les craintes de leurs clients et leurs expliquent comment fonctionne le
marché. Ils peuvent aider leurs clients avec de nombreux aspects de vie au-delà
des préoccupations purement d’argent. Enfin, si on souhaite vendre des options
d’achat sur un portefeuille existant ou acheter des actions individuelles, la
plupart des Robo-advisors ne peuvent pas nous aider. Ils existent des stratégie
d’investissement sophistiquées qui vont au de-là de leurs algorithmes. Les
investisseurs voudront peut-être un portefeuille avec un plus large éventail
des classes d’actifs que celui offert par des Robo-advisors.

 

-> Non testé : Comme les
Robo-advisors n’apparaissent que depuis moins d’une décennie, certains
investisseurs sont encore sceptiques sur leur fonctionnement à long terme car ils
n’ont pas vraiment été testés pendant les périodes de volatilité extrême du
marché ou lors de krachs boursiers. Cela dit, les algorithmes, sur lesquels les
Robo-advisors sont construits, ont été utilisés pour tester les performances du
portefeuille dans différentes conditions de marché. Mais comme on le savais, le
passé n’est pas un prédicteur de la performance future. Donc la confiance qu’on
peut leur accorder sera inévitablement limitée.

 

-> Possibilité de
l’erreur de l’algorithme : Toutes les technologies peuvent avoir des bugs ou
des problèmes qui peuvent affecter leur comportement. Si la programmation des
Robo-advisors n’est pas bien écrite ou capable de gérer des multiples types de
scénarios qui peuvent apparaitre, cela pourra influencer leurs performances de
long terme et conduire à des résultats inattendus.

 

Ce sont des inconvénients
importants à considérer. Mais dans la mesure où la technologie s’améliore, la
plupart de ces inconvénients devraient disparaitre au cours du temps.
Cependant, les Robo-advisors manquent une dimension humaine qui reste
essentielle, tant dans la collecte des informations des clients que dans leur
accompagnement dans un monde boursier perturbé.

 

 

2.3, Les Robo-advisors ne
sont pas négligeables dans le conseil financier traditionnel

 

Comme on l’a dit
précédemment, les Robo-advisors ne peuvent pas substituer les conseillers de
gestion d’actifs traditionnels, mais ils peuvent les aider à améliorer leur
travail et leur performance. On peut créer un modèle hybride en tenant compte
les forces respectives des Robo-advisors et des conseillers humains :

 

-> La connaissance
profonde des clients et la compréhension solide de la contexte d’investissement
des conseillers humains.

 

-> La capacité
d’analyse, de synthèse des données et de calcul pour élaborer une stratégie
d’investissement optimale.

 

La création d’un tel modèle
peut se faire de trois manières :

 

-> Développer une
association avec un Robo-advisor : L’association offre la possibilité
d’apporter une réponse vite aux tendance du marché car sa mise en oeuvre
requiert moins que rien d’investissement financier et de changement
organisationnel.  L’exemple le plus
parlant est celui de Robo-advisor Betterment et Fidelity en 2014. Ce
partenariat permet aux conseillers de Fidelity d’avois accès aux plateforme en
ligne de Betterment afin d’aider leurs clients à définir leur objectif
d’investissement et à construire un portefeuille composé d’ETF.

 

-> Lancer son propre
Robo-advisor : Cette façon de faire permet d’adapter son Robo-advisor à sa
guise et selon la clientèle type de l’entreprise. Malgré tout, elle requiert un
investissment important de même qu’un modification organisationnelle de la
sociéte sur certains domaines. Il y a Deutsche Bank  qui s’est lancé son propre Robo-advisor nommé
Robin en Décembre 2017.

 

-> Acquérir un
Robo-advisor existant : Cette solution permet d’élargir la base de clientèle de
l’entreprise et d’éliminer un concurrence potentiel. Néanmoins, l’acquisition
demeure un processus compliqué. Il faut choisir parmi une grande nombre des
Robo-advisors existant sur le marché en identifiant leur clientèle, leurs
possibilités de développement, leurs capacités technologiques et notamment leur
convenance à la structure organisationnelle de l’entreprise. Cette solution est
utilisée par Goldman Sachs qui a acquis le Robo-advisor Honest Dollar en Mars
2016.

 

La majorité des exemples
concerne les Etats-Unis puisque c’est sur cette zone géographique que le marché
des Robo-advisors est le plus mature, mais la tendance est identique en France
: Suravenir a signé un accord avec Yomoni, Generali avec Advize, Spirica avec
Fundshop.

 

 Les Robo-advisors auront un impact démesuré
sur les activités de gestion de patrimoine. Leurs capacités vont, par exemple,
accélérer le processus de compression des frais qui affecte déjà l’industrie.
Le prix plus bas des services de Robo-advisors est susceptible de faire
pression sur celui des services fournis par des acteurs traditionnels. Ces
sociétés doivent surveiller de près leurs coûts d’exploitation, leurs moyens
d’automatiser les transactions et les processus qui sont actuellement exécutés
manuellement.

 

Les Robo-advisors permettra
également aux sociétés de gestion d’actifs traditionnels d’accéder à un nouveau
grand marché de la génération «millénial» qui est intéressée à accumuler de la
richesse, mais qui n’a eu que des options limitées en termes de gestion
d’investissement. À mesure que ces individus mûrissent et créent des actifs
(grâce à leurs propres efforts et grâce à l’héritage de leurs parents et
grands-parents), ils peuvent représenter une importante opportunité de
croissance pour ces sociétés.

 

Dans la mesure où la
technologie s’améliore, les conseils d’investissement des Robo-advisors
deviendront de plus en plus sophistiqués au cours du temps. L’amélioration des
questionnaires des clients et d’autres processus d’intégration et de
surveillance améliora la capacité des Robo-advisors à évaluer la tolérance au
risque, la tendance comportementale et la complexité patrimoniale des
individus, conduisant à une gestion optimale de portefeuille.

 

Dans un tel contexte,
l’objectif des acteurs traditionnels est de réussir à profiter ces changements
en intégrant des Robo-advisors aux structures existantes afin de créer un
modèle hybride novateur, ce qui va répondre mieux aux nouvelles attentes des
consommateurs.

 

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I'm Rick!

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